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Blog mis à jour: 29/06/2008 12:17




   Programme de la journée d'étude "La rhétorique du combat" qui aura lieu le 24 juin 2008 à la Maison Suger (0 commentaire)
[29/06/2008 12:17]

La Rhétorique du combat ou l’exercice de la polémique Violence et persuasion dans le discours

Mardi 24 juin 2008, "Maison Suger" 16-18 rue Suger 75006 Paris

Journée d’étude organisée par Luce Albert & Loïc Nicolas

 

 

 

 

 

 

 

 

Programme

 




9h00 Accueil des participants – collation


9h20 Ouverture de la journée

 

 

 

 

 

Présidence : Christelle Reggiani (MCF habilité / Université de Paris Sorbonne – Paris IV)


9h30 Samy Coppola (Université Jean Moulin – Lyon 3): « Les paradoxes de la préface romantique chez Hugo et Musset : une rhétorique du refus de la rhétorique ? »


10h10 Angélique Tintinger (Université Paris Est – Marne-la-Vallée : « Polémique et politique chez Lamartine orateur. »


10h50 Cédric Passard (I.E.P. de Lille – Cepen) : « Parole pamphlétaire et construction de la politique moderne à la fin du XIXe siècle. »


11h30 Émeline Seignobos (Université de Paris Sorbonne – Paris IV / Celsa) : « Un crime de lèse-littérature : la “querelle de l’éloquence judiciaire” ou la rhétorique en polémique à la fin du XIXe siècle. »


12h10 Conclusion de la matinée

 

 

 

Déjeuner

 





Présidence : Emmanuelle Danblon (Chercheur qualifié au FNRS / Université Libre de Bruxelles, Ltpc, Gral)


14h30 Raphaël Micheli (Université de Lausanne) : « La dimension polémique du pathos : la controverse autour de la pitié dans les débats parlementaires français sur l’abolition de la peine de mort. »


15h10 Thierry Herman (Université de Neuchâtel) : « De Gaulle et l’ad hominem : désignation de l’ennemi (1940-1942). »


15h50 Emmanuel de Jonge (Université Libre de Bruxelles, Ltpc, Gral) : « Les conditions rhétoriques d’émergence de la polémique dans l’ère des droits de l’Homme. »


16h30 Conclusion de la Journée d’étude (I) par le Professeur Georges Molinié, Président de l’Université de Paris Sorbonne – Paris IV


17h00 Apéritif

Comité scientifique


- Luc Boltanski (Directeur d’études à l’EHESS)

- Emmanuelle Danblon (Chercheur qualifié au FNRS / Université Libre de Bruxelles)

- Delphine Denis (Professeur à l’Université Paris IV)

- Perrine Galand-Hallyn (Directeur d’études à l’EPHE)

- Fernand Hallyn (Professeur à l’Université de Gand)

- Carlos Lévy (Professeur à l’Université Paris IV)

- Luce Albert (Université de Gand / Université Paris IV – Ater Université Paris II)

- Loïc Nicolas (FNRS – Université Libre de Bruxelles (Ltpc, Gral) / EHESS)





 



Cette journée d’étude constitue la première étape d’une série de trois rencontres scientifiques organisées autour de la « fonction critique » de la parole rhétorique. La deuxième journée doctorale qui aura lieu en octobre 2008 s’appliquera à poursuivre le travail débuté ici. Aussi, malgré la littérature existant sur le sujet, souvent d’un intérêt remarquable pour l’objet qui nous occupe, il nous a semblé profitable de reconsidérer le champ discursif de la polémique, afin d’en actualiser la définition par une investigation diachronique – de l’Antiquité à l’époque moderne – capable de révéler les contours et les régularités de cette production langagière d’apparence marginale.


Toute l’ambition historique autant que théorique de la présente enquête est de parvenir à dresser l’état des lieux d’une question à la fois centrale et problématique dans le cadre d’une réflexion sur les conditions de la persuasion. Partant, le projet consiste-t-il d’une part à interroger les modalités pratiques d’une prise de parole primordialement caractérisée par l’attaque et l’opposition, voire la disqualification systématique de la parole d’un autre (adversaire réel ou imaginé) – ce que nous pourrions appeler l’usage vectorisé de la violence verbale –, d’autre part à analyser le dispositif rhétorique propre à légitimer le procès oratoire et favoriser la transaction du sens. Or, pour que le polémiste puisse prétendre, par son statut et sa posture éthiques, gagner l’auditoire, le rallier à ses vues, il ne peut renoncer à insérer son discours dans l’univers doxal des choses acceptables, ni à le soumettre aux attendus contractuels d’une rencontre sociale définie dans ses rites, comme dans ses codes. De fait, un tel dispositif semble exercer une contrainte générique et conventionnelle sur l’orateur, en instituant un sens de la mesure et de l’à-propos. La polémique prescrit ses règles et ses armes, impose ses conditions, son terrain d’action ou de réaction : un mot de trop, un tour mal pesé, et tout le projet rhétorique se trouve mis en échec faute d’une entente pérenne sur les enjeux et les fins du combat. Mais qu’en est-il des excès possibles, des dérives, des limites (sociales, morales, éthiques, techniques) de ces discours disposés en ordre de bataille et néanmoins en quête de reconnaissance et d’approbation ?


Nous faisons à ce propos l’hypothèse que la guerre par les mots, cette « guerre pour de rire », selon l’expression de Catherine Kerbrat-Orecchioni, demeure rhétorique dans son essence même, au sens où celle-là vise d’abord le dépassement de la violence physique, l’absorption du corps à corps dans le mot à mot. Qu’on tente de l’évacuer, de la dissimuler derrière une évidence fictive en faisant « comme si » tout allait de soi, ou, au contraire, qu’on la mette en scène ostensiblement à des fins stratégiques, la polémique demeure au cœur de l’entreprise oratoire. Elle constitue un horizon possible, une éventualité, une ressource circonstancielle disponible à la croisée des genres. C’est pourquoi, négliger sa pertinence, son importance topique aurait pour effet de récuser l’idée essentielle suivant laquelle à l’origine et au fondement de tout discours réside une cause à gagner, un contradicteur à évincer, des arguments à contester, et, en fin de compte, un auditeur à persuader de la supériorité d’un dire inscrit dans une hiérarchie (souvent implicite) des valeurs et des préférences. Provocation, incitation à la réponse, une telle parole invite à la surenchère, à la contre-attaque, à la pointe, à la recherche de l’argument imparable – cette munition discursive – qui viendrait enfermer dans ses formes la bataille des mots, et clore le rapport de force entre des protagonistes plus ou moins bien dotés pour mener à son terme la joute verbale et soutenir cette situation instable sans vaciller.

Contacts


- Luce Albert : slalbert@free.fr

- Loïc Nicolas : loic.nicolas@ulb.ac.be



 

Responsable : Luce Marchal-Albert et Loïc Nicolas




   Programme du colloque organisé par l'AICL sur la provocation en littérature les 17,18, & 19 septembre 2008 (0 commentaire)
[29/06/2008 12:13]

 

 Asociation Internationale de la Critique Littéraire

(Siège social : Université François Rabelais de Tours)

Accréditée auprès de l’UNESCO depuis 1971

 

 

Colloque international sur

La provocation en littérature

 

 

Direction : D. Leuwers et F.-G. Theuriau

17, 18 et 19 septembre 2008

au Prieuré de Saint-Cosme à La Riche

 

 

 

 

Mercredi 17 septembre

 

 

11h30-12h00

Enregistrement des dernières adhésions à l’AICL pour l’année 2008-2009 à effectuer auprès de notre trésorière Rose Boileau

 

 

12h00-12h30

Ouverture du colloque

12h00

Claude Roiron (France : présidente du Conseil général d’Indre-et-Loire)

Discours inaugural

12h10

Loïc Vaillant (France : vice-président ex officio de l’AICL et président de l’université de Tours)

Allocution

12h20

Daniel Leuwers (France : président de l’AICL et professeur de  l’université de Tours)

Allocution

 

12h30 : Pause déjeuner

 

14h30-15h30 : Présidence de Max Fullenbaum (France : écrivain)

14h30

Daniel Leuwers (France : université de Tours)

Les provocations de Charles Pennequin

14h50

Frédéric-Gaël Theuriau (France : écrivain-chercheur, critique littéraire et essayiste)

Arsinoé contre Célimène ou la provocation contrée par la défense

15h10

Haruko Nishio (Japon : université de Keio)

Le déguisement dans l’œuvre sandienne

 

15h30 : Pause

 

16h00-17h00 : Présidence de Daniel Leuwers (France : université de Tours)

16h00

Isabelle Chanteloube (France : université de Lyon 3)

« Vous prendrez le parti que personne ne prendra » : paradoxe et provocation chez J.-J. Rousseau

16h20

Jacques Petitjean (France : écrivain)

Sur la Provocation de Pierre Halet

16h40

Maria Silvia Da Re (Italie : traductrice)

Pierre Jean Jouve : un chemin de désobéissance

17h00

Sylvestre Clancier (France : écrivain et essayiste)

Poésie et transgression

 

17h30 : Assemblée générale puis dîner

 

 

 

 

Jeudi 18 septembre

 

 

09h30-10h30 : Présidence de Frédéric-Gaël Theuriau (France : écrivain-chercheur, critique littéraire et essayiste)

09h30

Olivier Bessard-Banquy (France : université de Bordeaux)

Jean Paulhan, un farceur à la NRF

09h50

Aïcha Zerhouni (Algérie : université d’Ibn Badis de Mostaganem)

La provocation chez Amin Zaoui : élément narratif ou stratégie marketing

10h10

Isabelle-Rachel Casta (France : université d’Amiens)

Thanatofictions ! la littérature contemporaine et la « pornographie de la mort »

 

10h30 : Pause

 

11h00-12h00 : Présidence d’Olivier Bessard-Banquy (France : université de Bordeaux)

11h00

Samy Coppola (France : enseignant et doctorant)

L’art de la provocation dans les premières poésies de Musset

11h20

Masahiro Shiina (Japon : université Nihon)

Nagaï Kafû et sa stratégie de provocation-mystification

11h40

Ekatérina Kondratiéva (Russie : université d’Etat de Saint Pétersbourg)

Provocation divine ou le don de l’épreuve dans les Œuvres et jours de Lavinia, religieuse de l’ordre de la Circoncision du Cœur d’Elena Schwartz

 

12h00 : Pause déjeuner

 

14h00-15h00 : Présidence de Costas Valetas (Grèce : écrivain)

14h00

Max Fullenbaum (France : écrivain)

Joseph Wolman, lettriste exclu, cinéaste interdit

14h20

Toviraaj Ramcharit (Ile Maurice : université de Toulouse Le Mirail)

La provocation anarchiste ou le terrorisme poétique en action : le cas Hakim Bey

14h40

Claudine Helft (France : poète)

Le livre, la plume et l’interrogation : un échange franco-israélien

 

15h00 : Pause

 

15h30-16h30 : Présidence de Haruko Nishio (Japon : université de Keio)

15h30

Tatiana Taymanova (Russie : université d’Etat de Saint Pétersbourg)

Réflexions littéraires sur les provocations politiques en France et en Russie

15h50

Guilhem Farrugia (France : enseignant)

La provocation chez Rousseau ou « l’art du bonheur »

16h10

Gabriel Mardare ( Roumanie : université de Bacau)

La provoc’ de la Cigale ou des contes de La Fontaine

 

16h30 : Pause

 

17h00-18h00 : Présidence de Tatiana Taymanova (Russie : université d’Etat de Saint Pétersbourg)

17h00

Stéphane Arthur (France : enseignant et doctorant)

François Ier sur scène au temps du drame romantique : provocation esthétique, provocation idéologique

17h20

Elena Djhusoeva (Russie : université d’Etat de Saint Pétersbourg)

Tchéroubina de Gabriac

17h40

Hélène Stafford (Angleterre : université d’Aston)

Mallarmé le grand provocateur : la syntaxe comme subversion de l’ordinaire

18h00

David Fumex (France : enseignant)

Peter Andreas Heiberg ou les provocations d’un libéral danois à Copenhague au temps de la Révolution française

 

18h30 : Dîner

 

 

 

 

Vendredi 19 septembre

 

 

09h30-10h30 : Présidence d’Hélène Stafford (Angleterre : université d’Aston)

09h30

Teofilo Sanz (Espagne : université de Burgos)

La provocation musico-littéraire chez Diderot

09h50

Alla Polosina (Russie : Musée Tolstoï à Iasnaïa Poliana)

Léon Tolstoï et Vassily Rozanov : l’énigme de la provocation russe

 

10h10

Alioune Diané (Sénégal : université de Dakar)

Provocation et poésie dans l’incipit du Cahier de Césaire

 

10h30 : Pause

 

11h00-12h00 : Présidence de Teofilo Sanz (Espagne : université de Burgos)

 

11h00

Costas Valetas (Grèce : écrivain)

La provocation est-elle nécessaire ?

11h20

Marie-Christine Kraemer (France : étudiante)

Quand le talent excessif d’Oscar Wilde apparaît provocateur

11h40

Rose Boileau (France : Docteur ès Lettres)

Gracq provocateur, contestataire, peut-être novateur ?

 

12h00 : Pause déjeuner

 

14h00-15h00 : Présidence de Jacques Petitjean (France : écrivain)

14h00

Sylvain Ledda (France : université de Rouen)

Fantaisie et parodie : Musset provocateur

14h20

Lioudmila Chvedova (Russie : enseignante à l’INALCO de Paris)

La provocation dans l’œuvre de Vladimir Maïakovski

14h40

Yulia Miroshina (Russie : université d’Etat de Saint Pétersbourg)

Jean-Jacques Rousseau face à la  censure

 

15h00 : Pause

 

15h30-16h30 : Présidence d’Alla Polosina (Russie : Musée Tolstoï à Iasnaïa Poliana)

15h30

Velichka Ivanova (Bulgarie : CERC à université Paris 3-Sorbonne Nouvelle)

Provocation littéraire, révolte esthétique : étude sur Viktor Paskov, Milan Kundera et Philip Roth

15h50

Michel Voiturier (Belgique : chroniqueur culturel, critique littéraire et d’art)

Provoquer la langue en poésie et au théâtre belges

16h10

Natacha Lafond (France : enseignante)

Provocation musicale dans l’œuvre de Jean Tardieu

 

16h30 : Pause

 

17h00-18h00 : Présidence de Masahiro Shiina (Japon : université de Nihon)

17h00

Cécile-Alice Jouannaux (France : doctorante)

La poésie de Persus Nibaes (nouvelle avant-garde chilienne)

17h20

Guillaume Pajon (France : ATER et doctorant)

L’entrée de Julien Gracq en littérature : le viol de Heide

17h40

Noro Rakotobe-d’Alberto (France : enseignant)

« Je vais le déchirer » : provocation dans l’œuvre de Nathalie Sarraute

18h00

Charles Edgard Mombo (Gabon : université de Libreville)

Provocation et déconstruction en littérature africaine : le cas de Patrice Nganang

 

18h30 : déjeuner de clôture

 

 

Colloque international soutenu par le

Conseil général d’Indre-et-Loire et l’Université François Rabelais de Tours

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Association Internationale de la Critique Littéraire

(Siège social : Université François Rabelais de Tours)

Accréditée auprès de l’UNESCO depuis 1971

 

 

Colloque international sur

La provocation en littérature

 

 

Direction : D. Leuwers et F.-G. Theuriau

17, 18 et 19 septembre 2008

au Prieuré de Saint-Cosme à La Riche

 

 

 

 

Mercredi 17 septembre

 

 





   Informations biographiques : Samy Coppola, doctorant à l'université Lyon III (0 commentaire)
[29/06/2008 11:59]

Samy Coppola est né le 02 septembre 1979 à Villefranche sur Saône (Rhône). Après un baccalauréat littéraire, il entreprend des études de lettres modernes à l’université Jean Moulin Lyon 3 à partir de 1997. En 2001 il rédige un mémoire de maîtrise consacré à L’écriture duelle dans les Premières Poésies d’Alfred de Musset sous la direction de Marie-Hélène Servet-Prat. Passionné de stylistique et de poésie du XIXè siècle, il décide alors de poursuivre vers une thèse de doctorat en stylistique sur Musset. Suivra un mémoire de master consacré au Style épistolaire au service de la polémique dans les Lettres de Dupuis et Cotonet en 2007. Certifié en 2002, agrégé en 2003, il enseigne actuellement le français au collège Maryse Bastié à Décines tout en préparant une thèse sur la polémique littéraire dans l’œuvre de Musset, toujours sous la direction de madame Servet-Prat. Il est aussi membre de l’Association Internationale des Critiques Littéraires.

Spécialités, champs de recherches : stylistique, poésie, littérature du XIXè siècle, ironie, polémique.

Publications/actualités :

- participation à la journée d'étude Rhétorique et polémique, violence et persuasion le 24/06/2008 . Les actes du colloque sont à paraître aux PU de Bruxelles.

- participation au colloque organisé par l'AICL  sur "la provoxcation en littérature" le 18 septembre . Actes du coloque à paraître.

Samy cOPPOLA est ouvert à tout appel à contribution et publication correspondant à son champ de recherche.






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